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Le tourisme de Montagne en Roumanie, un secteur qui atteint des sommets

Chaque année en Roumanie, au moment de Noël et du Réveillon, les zones touristiques de montagnes sont prisent d’assauts ! Comme en témoignent les chiffres du réveillon 2005/2006 qui fut un véritable succès si l’on regarde les taux d’occupation. Cependant il existe un paradoxe si l’on prend en compte le nombre de touristes qui ont choisi de se rendre dans un lieu touristique, seul un petit nombre sont Roumains. Les capacités d’hébergement étant limitées, si les Roumains étaient plus nombreux, ils n’auraient pas eu où dormir.

 

Si l’on en croit les statistiques publiées par le patronat du tourisme roumain, les Roumains sont prêts à dépenser sans compter pour passer les fêtes loin de chez eux. Il est évident que tous aimeraient être dans une zone de montagne, près des pistes de ski, avec de bons restaurants, de la nourriture traditionnelle et des tables libres à n’importe quelle heure.

Mais dès septembre les séjours pour la fin d’année ont commencé à se vendre. Fin 2005, c’est ainsi près de 98000 touristes qui ont occupé les zones touristiques de montagne, dépensant près de 250 euros pour quatre à cinq jours de congés.

Au total ce sont 24 millions d’euros de recettes, auquel on rajoute 6 millions d’euros dépensés dans les services touristiques et concernant les 3500 roumains partis passés les fêtes à l’étranger.

Ces chiffres sont très encourageants pour les responsables du tourisme de Montagne, surtout après un été peu rentable pour les hôteliers du littoral qui en seraient même envieux.

Mais 100 000 touristes au plus haut de la saison restent peu dans un pays qui compte près de 22 millions d’habitants et une population active de 8 millions. La situation pourrait être encore meilleure. En effet avec une hausse de 13%, le secteur est en pleine évolution. OUI, mais il faut prendre en compte que le taux d’occupation avoisina les 100% pendant la haute saison, oscillant entre 85% et 97%. Il existe donc un constat simple, il n’y aura pas plus de touristes tant qu’il n’y aura pas plus de lieux d’hébergement !

 

Des hôtels neufs, mais pas pour les touristes !

 

 

La solution la plus simple serait de réinvestir rapidement l’argent gagné l’hiver dernier dans de nouveaux lieux d’hébergement. Surtout que depuis un an, on parle en Roumanie d’investissements importants dans le secteur hôtelier.

Des dizaines de millions d’euros ont été investis dans des hôtels impressionnants, la plupart de 4 étoiles. Mais la majorité de ces nouveaux hébergements sont destinés a du tourisme d’affaire, et non pas traditionnel.

Les investissements dans le domaine hôteliers se sont principalement concentrés sur Bucarest pendant que le tourisme montagnard reste déficitaire par manque d’investissements importants. On remarque la construction de villa et de mini-hôtels qui avec 15-20 chambres dans les régions de Predeal, Sinaia ou Poiana Brasov ne peuvent en aucun cas satisfaire une demande qui est le double de la capacité d’accueil actuelle ! La principale conséquence de ce déficit est le prix des séjours, hors de prix pour un secteur encore embryonnaire, notamment en ce qui concerne les services. Le prix, parfois supérieur à celui de certains pays européen, des services déficitaires, voir inexistants, ne favorisent pas la venue de touristes étrangers supplémentaire malgré une richesse naturelle du domaine skiable.

 

Des réseaux de transports insuffisants

En plus du déficit des capacités d’hébergements du secteur, on peut rajouter aussi les difficultés d’atteindre ces zones touristiques par des routes nationales surchargées. En pleine saison d’hiver, on peut aussi remarquer le manque d’équipements essentiels aux sports d’hiver, remontées mécaniques et télésièges. Le manque de concurrence, l’importance du nombre de touristes jouent à nouveau sur les prix qui deviennent arbitraires.

Il manque donc une véritable volonté d’investir dans un secteur ou la demande est très forte et qui connait une très forte croissance depuis une dizaine d’années. La Roumanie devra faire face à ces difficultés pour pouvoir compter sur ce secteur pendant son développement et ainsi devenir une autre nation de tourisme de Montagne en Europe.

 
auteur : Frédéric Rarchaert