A cause de la mondialisation, nous sommes en train de perdre motre identité culturelle, indifféremment du coin du monde où on se trouve.
C’est exactement la même chose qui se passe en Roumanie. Sous l’assaut de la consommation de rien et du facile, de la civilisation genre « fast-food », nous oublions nos propres traditions.
Et si, pour avoir une tradition et pour que celle-ce s’affirme, on a eu besoin de centaines d’années, maintenant on les détruit à une vitesse incroyable, à la même vitesse dont on a besoin pour manger un hamburger.
Tenant compte de cette problématique, on a commencé aussi en Roumanie à dire « NON à la consommation de rien » ou à dire « résiste à la civilisation du genre fast-food ! » mais ce qui est important, dire qu’il y a « une culture et un art authentique roumain, de vraies traditions dont on doit prendre soin ».
Il semble que, au long de son histoire, la Roumanie s’est un peu inspiré de ce qui se passait en France ; aujourd’hui c’est pareil : les Roumains, y compris quelques journalistes roumains regardent vers les Français et apprennent comment conserver les traditions et comment se défendre face à la société de consommation. Et tout cela se passe dans une Europe multiculturelle dans laquelle la seule force d’affirmation de son identité nationale est représentée par la tradition.
L’action « La Révolution de Plescoi » représente l’initiative de quelques jeunes journalistes roumains, Cezar Ioan et George Moisescu qui ont incité aussi leurs collègues appartenants à 20 publications de presse écrite et audio-visuelle. « On pensait à cette action depuis le printemps du 2006 et nous nous attendons à ce que les gens deviennent conscients du besoin de la conservation des valeurs traditionnels » nous déclare Cezar Ioan. En plus, en septembre 2007, à Bucarest a eu lieu un événement tout à fait spécial : « Sculpture monumentale avec des saucisses de Plescoi », l’idée appartenant à George Moisescu. Le sculpteur a été l’artiste Adrian Ilfoveanu.
"Eva a vécu à Plescoi", Sculpture composée de saucisses de Plescoi, par Adrian Ilfoveanu
Mais pourquoi ont-ils choisi de promouvoir la saucisse de Plescoi ? Tout d’abord, à l’exception du salami de Sibiu, le saucisse de Plescoi est le seul produit alimentaire pour lequel la Roumanie a demandé de la protection au sein de l’Union Européenne, protection obtenue d’ailleurs , nous déclare Cezar Ioan.
Qu’est-ce que c’est le saucisse de Plescoi ? C’est un produit à part sur le territoire roumain, une identité spéciale du goût et de l’aspect qu’on ne peut pas ignorer, un vrai délice pour les gourmands. Peut-être que les plus prétentieux auront du mal à l’idée qu’un saucisse de viande fumée de mouton et bien pimenté peut être un aliment « prétentieux ».
Il y a même une série de légendes concernant les saucisses dont on parle dans cet article, une liée à Napoléon lui-même . Il faut bien préciser que personne ne connaît très bien la vérité. La légende nous dit que les saucisses de Plescoi c’étaient des simples saucisses produites dans les maisons de la Vallée de Buzau. Un jour, quand Napoléon revenait de la campagne de Russie, il s’est arrêté pour une nuit à Buzau, dans la maison d’un boyard. En gôutant les prodtuis alimentaires de la région, Napoléon est tombé amoureux après ce type de saucisse. On dit qu’il a pris avec lui plusieurs kilogrammes pour les manger. C’est une belle légende ! Il y a peu de chances que ça soit vrai !
Marilena BADEA
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