La cité de Fagaras
par Şchiopu Iulian, muséographe |
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La forteresse F ăgăraş, l’un des plus imposants monuments du pays, a eu un passé secoué de divers sièges, changements de propriétaires, résidence princière, etc... |
L’histoire de la forteresse Făgăraş commence au XII-XII si ècle, quand, à la place de l’actuelle forteresse en pierre, a été construit un château-fort en bois et terre, entouré d’un val de terre et d’une palissade. Malheureusement, on a pas peu d’information sur cette première fortification de Făgăraş qui est le résultat de recherches archéologiques, qui ont d’ailleurs fait ressortir les troncs des arbres dont était composé la palissade.
Les traces de la forteresse en bois gardent toutes les preuves d’un incendie qui, semble-t-il, a détruit cette fortification.
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Cet incendie peut être lié à la grande invasion des Tatars de 1241, quand les troupes mongoles ont pénétré dans le midi de la Transylvanie par le pas Turnu Roşu d’où ils ont avancé vers Braşov et Sibiu. |
C’est sûr que ce sont eux qui ont mis le feu à la forteresse Făgăraş, dont l’existence a pris fin de cette façon.
La construction de la forteresse de Făgăraş en pierre a débuté en 1310, quand Ladislau Kan (Apor) a commencé la construction de la première tour de la forteresse (Turnul Roşu – Tour Rouge), qui aura le rôle de donjon. Après cette construction, on n’a plus de données fiables des phases suivantes de la construction de la forteresse jusqu’au XVIe siècle, car la forteresse deviendra la possession des princes de „Ţara Românească”. |
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Le premier à regner sur „Ţara Făgăraşului” sera Vladislav Vlaicu, qui recevra ce domaine en 1368 à la suite de la paix signée avec le roi hongrois Ludovic. Après Vladislav Vlaicu, les princes de „Ţara Românească” régneront presque incessamment sur „Ţara Făgăraşului” jusqu’aux temps de Radu cel Frumos. Dans cette période il est certain que ces princes, qui ont fait de nombreuses donations de villages de „Ţara Făgăraşului” aux seigneurs locaux et ceux du sud des Carpates, ont continué la construction de la forteresse dont ils étaient les propriétaires. L’évolution de la forteresse se fait voir aussi d’un document de Ioan Corvin de Hunedoara, qui, en 1456, nomme à Făgăraş deux châtelains, ce qui signifie que cette fortification a évolué, étant dirigée par un châtelain.
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Une fois les princes de „Ţara Românească” cesseront de posséder effectivement „Ţara Făgăraşului”, celui-ci sera fait don à l’Université Săseşti pour devenir plus tard la possession de plusieurs nobles.
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En 1528, Ţara Făgăraşului, donc la forteresse aussi, sera la propriété de Ştefan Mailat, noble roumain de Comăna et Ţânţari, (villages de Ţara Făgăraşului), qui va commencer la transformation de la forteresse en château. Ştefan Mailat investira beaucoup dans la construction de la forteresse Făgăraş car il avait besoin d’un fort appui pour pouvoir mettre en application son projet de devenir prince de Transylvanie. Ainsi, Ştefan Mailat entoure la forteresse d’un nouveau rempart dans lequel il englobe aussi la tour d’un portail, transfromant de cette façon les anciens espaces de défense en espaces luxueux d’habitation. De même il construit le second niveau de l’aile du sud, niveau qui va se dénommer „les maisons de Mailat”. Ses descendants continueront le développement de la forteresse. Ainsi la famille Bathory, qui va s’apparenter avec Ştefan Mailat par alliance, commencera la construction du second niveau de l’aile du nord et va aussi construire le troisième niveau de l’aile du sud. Toujours sous les bathotriens commencera l’édification du bastion „Toboşarului” (tambour), au coin de sud-est, qui va se dénommer le bastion Bathory.
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Sous le règne de Mihai Viteazul, la forteresse sera en sa possession, mais il sera évincé d’un vieux droit des princes de Transylvanie et la donnera à sa femme, Doamna Stanca. Elle sera propriétaire de la forteresse pendant une année, et après la mort de Mihai Viteazul restera encore pour une période de temps entre ses murailles, cette-fois comme prisonnière. |
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Les dernières phases de la construction de la forteresse ont lieu au XVIIe siècle. Le prince de Transylvanie, Gabriel Bethlen, est celui qui bâtira encore 3 bastions et finira quelques-unes des constructions commencées par les Bathory. La famille Rakoczy est la dernière des familles princières de Transylvanie qui va apporter des modifications essentielles à la forteresse Făgăraş. Ainsi ils construiront le corps de garde de l’aile du sud, réaménageront l’étang (qui sera figé) et bâtiront aussi une maison des hussards (étables) hors de la forteresse.
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Après la II-ème Guerre Mondiale la forteresse Făgăraş passera, probablement, par la plus sombre période de son histoire. Ainsi, commençant par 1948, la forteresse sera transformée en prison communiste jusqu’à l’année 1962. Pendant cette période, entre les murailles, qui, autrefois, abritaient les Diètes et les bals de Transylvanie, a pénétré la torture et voire la mort, de nombreux détenus de la forteresse mourant ici.
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Après la II-ème Guerre Mondiale la forteresse Făgăraş passera, probablement, par la plus sombre période de son histoire. Ainsi, commençant par 1948, la forteresse sera transformée en prison communiste jusqu’à l’année 1962. Pendant cette période, entre les murailles, qui, autrefois, abritaient les Diètes et les bals de Transylvanie, a pénétré la torture et voire la mort, de nombreux détenus de la forteresse mourant ici.
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Après 1962, la forteresse sera restaurée et dans ses murailles seront installés le Musée de la Forteresse Făgăraş et la Bibliothèque Municipale de la ville, institutions qui fonctionnent jusqu’à présent dans les mêmes espaces.
Tout le long de son existence, la forteresse Făgăraş a eu un rôle extrêmement important dans la défense de Transylvanie, comme l’une des fortifications les mieux défendues du midi de la Transylvanie. Elle a supporté durant son histoire de nombreux sièges de la part de Turcs, Hongrois, Roumains, Autrichiens; des sièges qui se sont tous soldés par un échec, la forteresse n’étant jamais conquise par les forces armées; obligée de céder seulement en quelques cas à cause des traîtrises. La forteresse a aussi été résidence des princes de Transylvanie durant le XVIIe siècle, de nombreuses Diètes de Transylvanie ayant lieu dans cet édifice, dont la plus importante est celle de 1688, lors de laquelle on a décidé l’union de la Transylvanie à l’empire des Habsbourg. Toujours dans la forteresse les princes ont reçu de nombreuses délégations internationales, des Turcs, des Autrichiens, ainsi que les délégués du Pape, etc.
Malheureusement après la grande restauration des années 1960, la forteresse n’a fait partie d’aucun programme de réabilitation, les motifs restant inconnus. Compte tenu de son importance (elle est l’une des forteresses les mieux conservées d’Europe), c’est dommage qu’elle ait été ignorée absolument de tout le monde, qui aurait un mot à dire quant à l’allocation des fonds nécessaires pour la restauration. Par malheur, l’administration locale ne peut pas financer toute seule un tel projet, car il s’agit, quand même, de millions d’euros. Cette ignorance peut être vue aujourd’hui dans les murailles de la forteresse, toutes prêtes à tomber; dans le corps de garde de l’aide du sud-est, qui est détruit presqu’à 80 %, ainsi que dans d’autres espaces, qui sont dans un état déplorable. C’est vraiement dommage qu’un monument, qui a pu résister pendant des centaines d’années à des dizaines de sièges, soit détruit par notre ignorance, c’est pourquoi nous espérons en une finalisation, prochaine et d’un grand succès, des projets qui visent la transformation de la forteresse en un point d’attraction touristique le plus important de la Translyvanie et voire du pays.
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