S’il on en croit les résultats de notre enquête auprès des hommes d’affaires roumains, ces derniers ont beaucoup évolué face à la mode et aux produits de luxe. Certains sont même de fins connaisseurs comme Monsieur Sorin Penes (Sté Mega Press) qui a l’œil du maître capable de reconnaitre la qualité de fabrication d’un vêtement et sensible aux finitions à la main de ses vestes. D’autres ont une passion pour les accessoires comme Monsieur Radu Gratian Ghetea (Sté Alpha Bank) qui collectionne les cravates ou Monsieur Mircea Ursache (Sté World Trade Center) qui collectionne les montres anciennes et court les antiquaires afin de trouver des boutons de manchettes uniques, ou encore Monsieur Sorin Popa (Accord Group) pour qui la chaussure est le détail qui peut faire chavirer un look.
Mais s’ils sont de plus en plus intéressés par le vêtement et les accessoires de mode, ils n’en restent pas moins très classiques (pour la plupart) dans leurs choix dès qu’il s’agit de leur apparence au travail. Le costume marine ou gris anthracite a encore de beaux jours devant lui. Il est l’uniforme avoué de ces businessmen qui disent avoir besoin de se vêtir de la sorte pour offrir l’image sérieuse que l’on attend d’eux. Mais chacun avoue attendre avec impatience le vendredi, le sacro-saint « casual day », afin de pouvoir porter une tenue plus confortable.
Nos « interviewés » sont unanimes : le costume, même acheté dans les boutiques de luxe, à Milan, Paris ou Londres, offre rarement la satisfaction qu’on serait en droit d’attendre : être soi même, plaire et se plaire. Mais le costume est-il vraiment et systématiquement inconfortable ou triste ? A l’heure où la technologie envahit le textile, où le choix des matières, des formes, des couleurs, est quasiment infini, doit-on encore se soumettre à tout prix au dogme du prêt-à-porter ? Messieurs, la solution existe, elle s’appelle le « sur mesure ». Le sur-mesure revient d’ailleurs en force partout en Europe, non seulement pour le caractère unique, personnalisé du vêtement mais aussi afin de privilégier le confort, la coupe et l’élégance. Monsieur Iosif Armas (Sté Argirom International) l’a bien compris et s’adonne même à quelques séances de coaching vestimentaire chez Sacks (NY) à l’occasion. Messieurs les hommes d’affaires, laissez-vous guider par un tailleur (de luxe), vous ne serez pas déçus !
Par Laure-Anne Gaultier