Rédaction : Bonjour, nous sommes avec Monsieur Geo Scripcariu, vous êtes ?…
M. Scripcariu : Bonjour, je suis le directeur exécutif de la Fédération Nationale pour la Protection des Animaux.
Rédaction : Pouvez-vous nous préciser la raison pour laquelle vous avez créé cette association ? Et quel est le but ? Il y a aussi d’autres organismes similaires ?
M. Scripcariu : Nous sommes les plus pertinents représentants du mouvement pour la protection des animaux de Roumanie. Il y a bien sûr d’autres organisations que l’on peut considérer comme concurrentes, mais en fait, c’est un avantage. Il y a une compétition qui est avantageuse pour tout le monde ; nous sommes en ce moment les leaders sur le marché.
Rédaction : Expliquez-nous un peu : il y a le Ministère de la Santé , de l’Agriculture, il y a des départements spéciaux dans ces ministères. Pour quoi vous avez eu le besoin de créer cet organisme complémentaire ? Qu’est-ce qui n’est pas fait par les autorités et que vous apportez ?
M. Scripcariu : C’est simple. On sait bien que les autorités ne sont pas les meilleurs managers de la situation réelle du terrain. C’est aussi le cas de la protection des animaux, malgré l’existence des lois, qui sont incomplètes, les choses n’avancent pas comme il le faut. Comme d’ailleurs dans d’autres domaines. Et alors, voyant cette opportunité et ayant une série de problèmes urgents comme le problèmes de chiens communautaires, les soi-disant chiens errants / vagabonds, qui sont déjà une tâche noire pour l’image externe de la Roumanie , à la fin de l’année passée nous avons démarré la constitution de cette fédération qui groupe d’autres associations déjà existantes. Nous avons commencé un projet important et ambitieux : « stérilisation et retour », programme destiné aux chiens, qui se déroule sur Bucarest et dans le reste du pays. Nous considérons cette méthode comme la plus humaine, la meilleure et c’est évidemment une bonne solution du point de vue économique.
Rédaction : Mais en quoi consiste-elle ? Elle suppose le ramassage des chiens communautaires, la vaccination, la stérilisation et après une certaine période on les ramène dans les endroits où ils vivaient avant.
Rédaction : Mais ils n’appartiennent à personne ! Vous les mettez de nouveau dans les rues, dans l’espace public ?
M. Scripcariu : Oui, mais en même temps ils appartiennent à tous ! Dans ce projet, nous essayons aussi de trouver un propriétaire responsable pour prendre soin de ces animaux !
Rédaction : Il y a aussi d’autres problèmes sensibles dans ce domaine ?
M. Scripcariu : Malheureusement il y a de nombreux problèmes liés à la protection des animaux, ceux domestiques mais aussi ceux sauvages. Il y aura des problèmes surtout à partir du 1 er janvier 2007. Par exemple, conformément à l’acquis communautaire les animaux des jardins zoo devront bénéficier d’un espace plus vaste que celui attribué dans le présent. Il y aura des jardins zoo qui seront fermés ; c’est sûr qu’il faudra les moderniser, les changer. Mais on le sait bien qu’ils ne disposent pas d’assez de ressources financières. Nous avons déjà reçu la demande d’aide du jardin zoologique de Resita qui veut trouver une solution.
Je reviens avec votre permission au problème des chiens communautaires car nous sommes tous impliqués. On connaît bien le cas où le citoyen japonais mort après avoir été mordu par un chien ! Ce fut un incident médiatisé partout dans le monde. La solution dont je viens de parler est efficace si on l’applique correctement pendant 5-6 ans. La Roumanie doit faire attention à son image ! et la capture et l’euthanasie des chiens n’est pas une solution !
Autre exemple : à Istanbul, cette méthode a bien avancée. Dans le municipe d’Oradea aussi, on a commencé à l’appliquer aussi dans d’autres villes du département de Bihor. Depuis presqu’un mois on essaye de négocier avec l’Autorité pour la Surveillance des Animaux (partie de la mairie) qui a prétendu plusieurs fois résoudre ce problème. Mais nous n’avons pas réussi à aboutir à une collaboration. C’est pour cela qu’on a demandé de l’aide européenne. Nous avons reçu le soutient de Monsieur Franco Platini, ancien ministre de l’extérieur de l’Italie et à présent commissaire européen en charge des problèmes juridiques et de sécurité de la Commission. Il a visité notre pays plusieurs fois. En même temps il s’est déclaré un amoureux de la nature, des animaux et surtout des chiens. En sachant tout cela, nous avons obtenu une interview qui est apparue dans les journaux, à la radio etc. Nous essayons de cette manière de faire du lobby pour soutenir notre programme qui est extrêmement important pour Bucarest et pour la Roumanie !
Rédaction : merci, nous vous souhaitons bonne chance dans vos démarches pour mieux protéger les animaux !
M. Scripcariu : Nous vous remercions et je voulais ajouter que toute personne qui veut nous demander l’aide ou qui veut nous aider, est bienvenue à le faire !
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