La région moldave de Roumanie est renommée pour ses danses et fêtes du Nouvel An. Ces sont des groupes qui commencent même avant la date établie, mais la plupart se déroulent le 31 Decembre. La danse « des chèvres », « des chevaux », « des ours » et d’autres personnages terrifiants se lancent dans tous les coins de la Moldavie.
Il y a un endroit notamment, au sud de la Moldavie, sur la vallée supérieure de Trotus, où la danse des ours est encore bien présente et pleine de couleurs.
L’origine de cette danse se fond dans la nuit du temps, quelque part au Moyen Age, mais on trouve le mythe de l’ours même chez les géto-daces (les aieux des Roumains d’aujourd’hui).
Les préparations pour ce jour-là, le 31 décembre, commencent à-peu-près 3 mois avant. Le metteur en scène est évidemment le chef du groupe ou le capitaine, qui est choisi d’après son expérience et d’après le nombre de peaux d’animal qu’il détient (environs 4-5). C’est le capitaine qui choisit les gens du groupe: les tambours, ceux qui portent les masques, les irods, les autres ours et c’est aussi le capitaine qui donne le ton et le rythme des tambours.
Pendant l’entre deux guerres, les danses des ours commençaient au Palais Stirbei, de Darmanesti, où elles ont été reçues par la princesse Marina et elles descendaient ensuite dans les villages.
D’abord les petits groupes commencent par chauffer le public et ensuite les grands groupes qui peuvent compter jusqu’à 300 participants.
Les premiers dans le groupe sont ceux qui portent les masques : « les affreux ».
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Ce sont des monstres, des diables qui volent, qui se moquent des gens, qui courent après les filles et qui arrêtent les voitures. Ce sont eux qui portent, juste en face, le nom du groupe auxquels ils appartiennent. |
La peau des ours est très belle et brillante. La tête est embellie avec deux grands pompons rouges. Les gens, à l’interieur, doivent être très forts parce que la peau pèse environ 50 kilos et ils doivent danser, sauter, se rouler par terre.
Les ours sont gardés par des gens habillés en gitans et le visage maquillé en noir. Jusqu’au milieu du XXème siècle ce sont les gitans qui promenaient les ours en chaîne dans les villages (coutume qui se retrouve aussi en Bulgarie). |
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Derrière se trouvent « les irods »: des enfants habillés en jupe, avec des chapeaux pointus très colorés et tenant dans leur mains un sabre. C’est le symbole des soldats d’Irode qui ont tué les enfants en cherchant Jesus. Ils dansent et font des mines. Des fois, les groupes peuvent danser jusqu’à 12 danses différentes.
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La fête est un grand spectacle dans les petites ruelles du village et elle compte un grand nombre de visiteurs. Le bruit des tambours est ravisant, alors que celui des pétards est affreux. |